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Samedi 2 juillet 2005

Le W.E. dernier je suis allé à Londres avec des copains et j’ai enfin vu « The Producers » (au Royal Drury Lane), la comédie musicale de Mel Brooks, qui avait fait un hit incroyable (toujours non démenti) à Broadway lors de sa sortie en 2001.

 

Raflant 12 Tony Awards (l’équivalent de nos Molières aux USA), la pièce est à mourir de rire. Mel Brooks en adaptant son film éponyme de 1968 à fait à mon sens beaucoup mieux. Tout est presque parfait : histoire, mise en scène, jeux d’acteurs, costumes, lumières, décors. Seul bémol les chansons et la musique ne sont pas inoubliables, mais de très bonne facture… L’ensemble est irrésistible. A l’entracte je pleurais de rire.

 

L’histoire parlons en, Max Bialystock un producteur juif a eu son heure de gloire à Broadway. Maintenant il ne fait plus que des flops, « Funny Boy » sa version chanté d’Hamlet, a fermée le soir de la première. Lorsque que son comptable Leo Bloom, un personnage immature et introverti, lui apprends qu’il a gagné deux mille dollars  avec ce bide en ne remboursant pas les investisseurs, qui n’attendent rien d’un tel fiasco, ils comprennent qu’ils pourraient gagner beaucoup plus… En récoltant 2 millions de dollars auprès de nombreuses vielles dames que le producteur séduira et à qui il promettra -à chacune- une large part des recettes. Seul problème, on ne peut pas distribuer 2000 ou 3000 % des bénéfices et la pièce doit OBLIGATOIREMENT être un désastre pour qu'ils ne finissent pas en prison pour escroquerie. Voilà nos deux nouveaux compères en train de chercher la plus mauvaise pièce, le plus mauvais metteur en scène et les pires acteurs. Ils tombent sur le scénario d’un ancien nazi « réfugié » à New-York : « Springtime for Hitler » (printemps pour Hitler) un panagérique débile à la gloire du Führer. Ils choisissent un metteur en scène très gay, qui trouve la fin déprimante et décide d’en faire une comédie musicale et de faire gagner l’Allemagne. Avec de tels ingrédients l'echec semble assuré…

 

Dans la version londonienne, celle que j’ai vue, Fred Applegate (qui a fait partie de la troupe américaine) et John Gordon Sinclair tenaient avec panache les rôles de Nathan Lane et de Matthew Broderick (casting original à Broadway).

 

Si vous comprenez pas trop mal l’anglais et que vous allez à Londres vous DEVEZ voir cette pièce. Retrouvez le meilleur de l’univers de Mel Brooks (des nazis grotesques, des filles canons, de l’humour juif…) dans cette comédie musicale. Vous pouvez allez voir le site officiel ici, acheter le film -pas mal- de 1968 ici (zone 1, sous-titré français) et le disque du casting original de broadway .

Par edma
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Samedi 2 juillet 2005

Ce soir, je suis allé à la dernière d'Amadeus au Théâtre de Paris, une des pièces événement de la saison que je n’avais pas eu le temps de voir. Près d’un quart de siècle après sa création le vénérable Jean Piat (sociétaire honoraire du français et presque 80 balais) et le « jeune » Lorànt Deutsch reprennent la pièce de l’anglais Peter Shaffer mise en scène par Stéphane Hillel. 8 nominations aux Molières mais pas une seule statuette à l’arrivée, c’est peut-être un peu injuste pour un très bon spectacle qui a peut-être le défaut d’être un peu longuet.

 

 

 

Le pitch tient presque en une phrase : L'un a du succès, l'autre du génie.... Saliéri envie le génie de Mozart, Mozart envie le succès de Saliéri. Le combat est sans merci entre les deux virtuoses...

 

 

 

Jean Piat tient la scène de bout en bout (c’est ce que l’on appelle une performance d’acteur, je crois) ; il est Saliéri au crépuscule de son existence qui revoit sa vie et ses rapports troubles avec Mozart. Lorànt Deutsch (en Mozart) est bien, quoi que survendu (à lire la presse « émouvant, touchant, jouant juste… » ce qui vaut mieux pour un acteur). Le reste de la troupe était vraiment épatante, une dédicace particulière à Marie-Julie Baup (la femme de Mozart) et à Gérard Caillaud (le roi). Un décor imaginatif, de beaux costumes, une mise en scène sobre, bref du bon théâtre. Une dernière qui s’est terminée par une standing ovation qui m’a paru interminable, qu’on me rassure Jean Piat n’est pas mourant ,-)

Par edma
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Dimanche 3 juillet 2005

Je n’étais pas allé voir la comédie musicale de Benny et Björn (les 2 garçons d’ABBA) à Londres parce que je m’attendais à une compile de leurs succès et qu’ABBA ça va cinq minutes en boîte ou de temps en temps ;-)

 

 

 

Je me suis quand même laissé entraîner à voir la dernière après celle d’Amadeus hier au théâtre de Paris (décidément je suis abonné aux clôture ces temps-ci). Donc ce dimanche 3 juillet, c’est avec Philippe un de mes meilleur pote –on a travaillé ensemble à la télé- et grand fan d’ABBA devant l’éternel (il fait même un site sur le groupe suédois : ABBAinter.net) que je suis allé voir cette comédie musicale. Et bien j’avais tort… Très grand plaisir à réentendre toutes ces chansons interprétées autrement. Car à ma grande surprise, il y a une histoire et beaucoup d’émotion.

 

 

 

L’histoire se passe en Grèce, sur une petite île des Cyclades (ah les îles grecques… souvenirs, souvenirs), une fille de 20 ans est à la veille de son mariage et elle cherche son père qu’elle ne connaît pas. Or, 21 ans avant, sa mère -une anglaise venue habiter sur cette île- à vécu trois histoires d’amours à intervalle rapprochées et le père est forcément l’un des trois. En trouvant le journal intime de sa mère, la fiancé décide d’inviter les trois hommes à son mariage. Bien sur, personne ne se doute de rien… Les chansons d’ABBA servent merveilleusement cette histoire sans prétention, mais pleine de tendresse.

 

 

 

Décor simplisme voir simpliste, mais qui suffit, belle lumière (sur titrage en français), à cette dernière le Palais des congrès était quasiment plein (des places avaient été condamnées sur les côtés et il n’était pas en configuration 3700 places).

 

 

 

Quel plaisir d’entendre « Our Last Summer » ou « The Winner Takes It All » avec autant d’émotion, ce qui changent des versions ‘disco’ un peu guelardes. Quelle drôlerie avec  les interprétations de « Chiquita » ou « Super Trouper ». Helen Hobson qui tient le rôle titre, dans cette distribution, était vraiment extraordinaire. Bref, un très bon moment qui c’est terminé avec 3 000 personnes debout pour une standing ovation de trente minutes pendant laquelle la troupe à repris à nouveau des tubes du groupe, mais cette fois dans une versions concert plus habituel. Vous pouvez achetez le disque de la comédie musicale ici, mais il est très loin de restituer la vrai ambiance du spectacle.

Par edma
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